123 articles - Dernière mise à jour le 3 décembre 2016

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La part d'Odile  
 
Odile était gourmande. Sa mère un jour alla au marché et elle laissa sur la table un pot de confiture qu’elle avait cuisiné. Sa fille avait la consigne expresse de ne pas toucher au pot de confiture. La mère devait recevoir des invités dans l’après midi et comptait leur servir sa confiture ainsi qu’un gateau aux amandes pour lequel elle était partie faire ses courses.

Odile ne tint pas compte de l’interdiction de sa maman. Elle n’eut pas la patience d’attendre la fête et mangea tout le pot de confiture. Quand elle l’eut terminé, elle appela sa marraine en pleurant.

Maman sera fâchée, voila que j’ai fini son pot de confiture. Marraine aide moi!

La marraine trouva là l’occasion de donner une bonne leçon à Odile.

Elle lui dit :

Tourne sur toi même trois fois

Saute sur un pied, puis sur l’autre

Ferme les yeux et dis : que ce qui n’est plus soit!

Quand tu ouvriras les yeux le pot de confiture sera là!

Odile fit ce que dit sa marraine. Le pot de confiture était sur la table comme si jamais elle n’y avait seulement goûté.

Elle remercia sa marraine et partie jouer dans le jardin. Sa mère ne revenait pas. Odile avait soif. Une fois dans la cuisine son verre d’eau à la main, elle se dit qu’elle pouvait bien goûter encore à la confiture qui était si bonne, maintenant qu’elle avait le secret pour rendre le pot aussi plein que sa mère l’avait laissé.

Odile était gourmande. Pour la deuxième fois elle finit le pot de confiture. Mais elle avait tellement mangé qu’elle s’endormit à même le sol de la cuisine. S’est ainsi que la mère la trouva allongée par terre, à ses côtés le pot de confiture vide.

La mère très en colère gronda sa fille. Odile promit à sa mère de réparer son erreur. Elle tourna, sauta, cria : que ce qui n’est plus soit! Un pot de confiture apparu. Mais Odile ne pouvait plus s’arrêter de tourner, sauter et crier: que ce qui n’est plus soit! La cuisine fut bientôt envahie de pots de confiture. La mère en devenait folle! Plus question de gateau aux amandes, et encore moins d’inviter qui que ce soit dans une maison remplie de pots de confiture. La marraine appelée à l’aide dit qu’elle ne pouvait pas arrêter le sortilège. Il s’arrêterait de lui même, mais elle ne saurait dire quand, ni comment. Odile allait elle tourner, sauter et crier toute sa vie?

Odile tourna, sauta et cria: que ce qui n’est plus soit!

Elle tourna, sauta et cria toute la nuit. Au petit matin enfin le sortilège fut briser par les premiers rayons du soleil. Odile épuisée gisait le corps rompu d’avoir tant tourner et sauter.

Que faire de tous ces pots ?!

Odile qui avait retenu la leçon, bien qu’épuisée d’avoir tant tourné, sauté et crié, la voix faible se repenti. Elle proposa de distribuer les pots de confiture jusqu’au dernier.

Elle ne fut pas tenté une seule seconde d’ouvrir un seul de ces pots. Je crois bien que plus jamais de sa vie elle ne voulu goûter à la confiture.
 
© Gilda Gonfier - 5 mars 2009
 
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