123 articles - Dernière mise à jour le 3 décembre 2016

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Carnet d'écriture / Contes, nouvelles etc
Lapin et la foudre divine  
 
Un jour lapin alla chez le bon dieu lui demander la connaissance. Dieu lui donna 3 épreuves:
Lapin devait tirer le lait d’une vache marron, sonner la cloche du diable et arracher 2 dents à caïman.
Lapin partit.
Il savait où une vache marron broutait son herbe. Non loin de l’endroit, il y avait un arbre à monbin. L’arbre avait la forme d’une fourche. Lapin chantait en mangeant ses monbins. La vache l’entendit et dit qu’elle en voulait aussi. Lapin lui répondit:

Toi si grosse tu aurais besoin de moi? Tu n’as qu’à effleurer l’arbre de tes cornes pour faire pleuvoir les monbin.

La vache fit ainsi et coinça ses cornes dans l’arbre. Lapin put à loisir tirer son lait. Et sans un remords il l’abandonna là, les cornes dans l’arbre.
Quand il fut chez le diable, il lui dit:

Je te paris que tu n’arrives pas à rentrer dans le petit sac que j’ai dans la main.

Le diable voulant montrer son pouvoir, rentra dans le sac avec toute sa famille. Lapin ferma le sac, et le diable emprisonné il put à loisir faire sonner sa cloche. Il sonna fort pour que le bon dieu entendit.
Puis il s’en alla acheter du savon. Caïman habitait un morne. Au pied du morne lapin fit un tas de pierre, puis il savonna avec application le chemin qui le menait chez caïman. Une fois arrivé chez caïman tototo, il l’invita à faire la course. Caïman couru. Caïman, n’aurait pas dû. Lapin eu tout loisir de ramasser les deux dents cassées du caïman assommé.
Lapin alla chez dieu lui donner ce qu’il avait demandé, le lait de la vache marron, les dents du caïman, et la cloche du diable qu’il avait emporté.
Dieu n’avait d’autre choix que de donner la connaissance à Lapin. Il lui dit:

Voici un coui. Vas au bout du jardin et rentre dans le coui.

Comme dit comme fait lapin rentra dans le coui. Il attendit un moment. Lapin est impatient. Il se dit qu’il peut tout aussi bien attendre au frais dans les arbres.
Comme dit comme fait il attend dans les arbres. Il attendit un moment.
Soudain, tonnerre ! La foudre fendit le ciel et fit voler le coui en poussière.
Lapin resté dans l’arbre se dit que dieu voulait le tuer. Il alla voir Dieu.

Dieu tu voulais me tuer, mais je suis plus malin que toi.

Dieu répondit:

Oui. Tu es bien plus malin.

Lapin fièrement s’en fut, persuadé qu’il avait la connaissance. Il était plus malin que Dieu lui-même !
Il ne savait pourtant pas une chose:

Sé an garèn lapin ka rété, é sé avè on galot déyè tèt yo ka fouté’y atè!

Libre adaptation d’un conte traditionnel de la Guadeloupe collecté par Elsie Clews Parsons publié en 1936
 
© Gilda Gonfier - 16 avril 2009
 
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